🟡 QuĂȘte jaune (Paris)

🟡 QuĂȘte jaune (Paris)
–
Hanbok
Le hanbok, vĂȘtement traditionnel corĂ©en aux lignes Ă©lĂ©gantes et aux couleurs parfois Ă©clatantes, raconte bien plus qu’une simple histoire de mode. À travers ses formes, ses tissus et ses ornements, il rĂ©vĂšle des siĂšcles de traditions, de symboles et d’évolution de la sociĂ©tĂ© corĂ©enne.
Localisation Parc Montsouris (Paris) Voir sur Google Maps
Temps de jeu 45 min (estimation)
Horaires 7h00 – 19h30
Disponible Jusqu’au 8 novembre 2026
A prévoir
  • Smartphone
  • 0 / 4
    Histoire de la chasse au trĂ©sor 

    Au rĂ©veil, Jieun n’a qu’une seule idĂ©e en tĂȘte.
    « La Porte de l’esprit »
    Depuis sa promenade avec Minho, elle ne cesse de repenser au grand portail et aux caractĂšres inscrits au-dessus. La vieille Jikimi lui avait dĂ©conseillĂ© d’aller « au-delĂ  des portes de la raison », Minho avait retrouvĂ© la trace de cette porte dans des ouvrages anciens et, plus Ă©trange encore, il lui avait confiĂ© n’avoir jamais ressenti le moindre esprit Ă  proximitĂ©.
    Tout cela ne peut pas ĂȘtre une simple coĂŻncidence.
    Et surtout, Jieun n’a actuellement aucun moyen de retrouver la Gumiho. Depuis leur rencontre Ă  Montmartre, elle espĂšre secrĂštement la revoir, mais elle ignore oĂč chercher et ne possĂšde aucun moyen de l’appeler.
    Cette porte est donc sa meilleure piste.
    Il reste cependant une question essentielle : comment l’ouvrir ?
    Car si la vieille femme lui avait expressĂ©ment dĂ©conseillĂ© de le faire, c’est qu’il doit bien exister quelque chose Ă  ouvrir, mĂȘme si le portail que Jieun a dĂ©couvert avec Minho est dĂ©jĂ  grand ouvert.
    AprĂšs quelques hĂ©sitations, elle pense Ă  la personne qui lui a donnĂ© le plus d’indices depuis son arrivĂ©e Ă  Paris : la gĂ©rante de Mugunghwa.
    Cette fois, Jieun ne la prévient pas.
    Elle se rend directement à la boutique de tissus coréens.
    –
    Lorsqu’elle pousse la porte de la boutique, elle retrouve immĂ©diatement l’atmosphĂšre raffinĂ©e qui l’avait tant impressionnĂ©e lors de sa premiĂšre visite. Les Ă©toffes soigneusement disposĂ©es, les couleurs profondes des tissus et les bojagi exposĂ©s donnent toujours au lieu cette Ă©lĂ©gance discrĂšte qui semble caractĂ©riser toutes les boutiques de la gĂ©rante.
    Cette derniÚre est justement présente.
    Elle discute avec une cliente prĂšs d’un prĂ©sentoir lorsqu’elle aperçoit Jieun.
    Son expression trahit d’abord sa surprise, mais elle interrompt aussitît sa conversation pour venir l’accueillir.
    – Bonjour Jieun ! Tu vas bien depuis la derniĂšre fois ? Qu’est-ce que je peux faire pour toi ?
    Jieun remarque immédiatement le changement.
    Lors de leurs premiÚres rencontres, la femme conservait une certaine distance polie. Désormais, son ton est devenu beaucoup plus familier, presque affectueux.
    – Bonjour
 DĂ©solĂ©e, je ne voulais pas vous dĂ©ranger.
    Jieun jette un regard vers la cliente dont elle vient d’interrompre la conversation.
    La femme la fixe.
    Jieun la regarde Ă  son tour.
    Puis quelque chose la trouble.
    Ce visage

    Elle le connaĂźt.
    Il lui faut quelques secondes pour replacer ce souvenir parmi toutes les rencontres qu’elle a faites depuis son arrivĂ©e Ă  Paris.
    Et soudain, elle comprend : C’est la chanteuse de pansori!
    Cette femme est la chanteuse qu’elle avait rencontrĂ©e par hasard dans un jardin, au tout dĂ©but de son aventure.
    Et surtout

    Cette soirĂ©e correspond Ă©galement Ă  l’une de ses toutes premiĂšres rencontres furtives avec la mystĂ©rieuse renarde blanche.
    Jieun reste interdite.
    La chanteuse semble immĂ©diatement comprendre ce qui se passe dans son esprit. Elle incline lĂ©gĂšrement la tĂȘte avec un sourire discret, comme si elle rĂ©pondait silencieusement Ă  une question que Jieun n’a mĂȘme pas eu besoin de formuler.
    *Oui. C’est bien moi.*
    Mais que fait-elle ici ?
    Est-elle, elle aussi, une Jikimi ?
    Jieun ne se souvient pourtant pas de l’avoir vue pendant la fĂȘte de Chuseok. Peut-ĂȘtre tous les gardiens n’étaient-ils simplement pas prĂ©sents
 ou peut-ĂȘtre cette femme occupe-t-elle encore une autre place dans cette histoire.
    – Jieun ?
    Elle sursaute presque.
    La gérante la regarde avec un grand sourire.
    – Tu vas bien ? Qu’est-ce que je peux faire pour toi ?
    Jieun rĂ©alise qu’elle est restĂ©e plusieurs secondes plongĂ©e dans ses pensĂ©es.
    – Oui
 Pardon. Je voulais vous demander quelque chose.
    Elle hésite une derniÚre fois.
    – La porte
 Vous connaissez la Porte de la raison ?
    Le sourire de la vendeuse se fige trÚs légÚrement.
    Encore une fois, Jieun reconnaĂźt cette expression qu’elle commence Ă  dĂ©tester : celle de quelqu’un qui sait quelque chose mais rĂ©flĂ©chit Ă  ce qu’il a le droit de lui rĂ©vĂ©ler.
    – Tu dĂ©couvres les choses trĂšs rapidement.
    Jieun la fixe.
    Cette réponse lui suffit.
    *Elle savait.*
    Peut-ĂȘtre mĂȘme depuis leur toute premiĂšre rencontre.
    Une pointe d’agacement revient immĂ©diatement. Depuis des semaines, les Jikimi la guident suffisamment pour lui permettre d’avancer, mais jamais assez pour qu’elle puisse rĂ©ellement comprendre ce qui lui arrive.
    Alors Jieun reprend, avec un calme volontairement appuyé :
    – Il y a un temps pour ressentir. Un temps pour observer. Et un temps pour comprendre.
    Un petit son lui parvient sur le cÎté.
    La chanteuse de pansori vient d’étouffer un rire.
    Elle baisse aussitĂŽt les yeux comme si elle s’intĂ©ressait soudainement aux tissus exposĂ©s devant elle, mais Jieun comprend parfaitement qu’elle vient d’apprĂ©cier sa rĂ©ponse.
    La gérante, elle, reste sérieuse.
    – Cette phrase signifie justement qu’il ne faut pas brĂ»ler les Ă©tapes.
    Il y a encore quelques semaines, Jieun aurait probablement accepté cette réponse. Elle aurait remercié la femme, serait repartie avec ses nouvelles questions et aurait attendu que le prochain indice apparaisse.
    Mais sa rencontre avec la vieille Jikimi lui a appris autre chose.
    Parfois, attendre gentiment ne suffit pas.
    – Alors comment est-ce qu’on ouvre la porte ?
    Cette fois, le silence s’installe rĂ©ellement.
    La gérante semble prise au dépourvu.
    MĂȘme la chanteuse tourne lĂ©gĂšrement la tĂȘte vers Jieun, avant de dĂ©tourner rapidement le visage pour dissimuler un sourire qu’elle ne parvient manifestement plus Ă  retenir.
    La vendeuse hésite.
    – Jieun

    Elle baisse les yeux quelques secondes.
    Lorsqu’elle reprend la parole, sa voix a perdu la chaleur habituelle de leurs Ă©changes.
    – Je ne peux pas t’aider. Je suis dĂ©solĂ©e.
    Puis, presque maladroitement, elle s’éloigne pour aller s’occuper de quelque chose Ă  l’arriĂšre de la boutique.
    Jieun reste immobile.
    Elle ne s’attendait pas Ă  cette rĂ©action.
    Depuis leur rencontre, cette femme avait toujours Ă©tĂ© bienveillante avec elle. C’est elle qui lui avait offert le bojagi ancien, parlĂ© des fils invisibles et orientĂ©e vers un autre Jikimi lorsqu’elle pensait que Jieun avait besoin de protection.
    Jamais elle ne lui avait tourné le dos ainsi.
    L’agacement de Jieun retombe immĂ©diatement.
    À sa place, apparaĂźt un sentiment beaucoup moins agrĂ©able : la culpabilitĂ©.
    Peut-ĂȘtre est-elle allĂ©e trop loin.
    Elle voulait simplement obtenir une rĂ©ponse et, depuis quelques jours, elle est tellement fatiguĂ©e des secrets qu’elle en oublie parfois que cette femme fait partie des rares personnes qui l’ont toujours accueillie avec gentillesse.
    Jieun envisage de la rejoindre pour s’excuser.
    Puis elle se ravise.
    Ce n’est probablement pas le bon moment.
    Elle baisse lĂ©gĂšrement la tĂȘte et se dirige vers la sortie.

    La chanteuse de pansori, restée silencieuse jusque-là, la regarde approcher.
    Lorsque Jieun arrive devant la porte, la femme fait quelques pas et l’ouvre pour elle.
    – Merci, murmure Jieun.
    Elle s’apprĂȘte Ă  sortir lorsque la chanteuse se rapproche lĂ©gĂšrement.
    Sa voix devient suffisamment basse pour ne pas porter jusqu’au fond de la boutique.
    – Je sais comment ouvrir la porte.
    Jieun s’immobilise.
    Elle tourne lentement la tĂȘte vers elle.
    Mais la chanteuse conserve une expression parfaitement tranquille.
    – Venez chez moi lorsque vous aurez le temps.
    Avant que Jieun ait pu répondre, elle glisse discrÚtement quelque chose dans sa main.
    Une carte de visite.
    Jieun la regarde, stupéfaite.
    La chanteuse lui adresse seulement un lĂ©ger sourire avant de s’écarter.
    – Bonne journĂ©e, Jieun.
    Puis la porte se referme derriĂšre elle.

    Dehors, Jieun reste quelques secondes immobile sur le trottoir.
    Elle regarde la carte qu’elle tient dans sa main.
    *Je sais comment ouvrir la porte.*
    De quelle porte parlait-elle exactement ?
    Pendant une seconde, Jieun envisage l’explication la plus absurde : la chanteuse venait littĂ©ralement de lui ouvrir la porte de la boutique. Peut-ĂȘtre s’amusait-elle simplement de toute cette histoire.
    Mais pourquoi lui donner son adresse ?
    Et surtout, pourquoi parler aussi bas ?
    Jieun se retourne et regarde Ă  travers la vitrine.
    À l’intĂ©rieur, la gĂ©rante est toujours au fond de la boutique. La chanteuse, elle, a repris sa place comme si rien ne venait de se passer.
    Un doute plus troublant apparaĂźt.
    Et si elle avait attendu que la gĂ©rante s’éloigne pour lui transmettre ce message ?
    Les Jikimi ne sont pas tous d’accord entre eux.
    Les paroles du vieil homme lui reviennent immédiatement.
    Peut-ĂȘtre vient-elle d’en obtenir une nouvelle preuve.
    La vieille femme voulait qu’elle abandonne.
    La gĂ©rante semble vouloir l’empĂȘcher d’avancer trop vite.
    Le vieil homme, au contraire, paraĂźt s’amuser chaque fois que Jieun franchit une nouvelle Ă©tape.
    Et maintenant, cette mystĂ©rieuse chanteuse lui propose directement de lui apprendre Ă  ouvrir une porte que d’autres prĂ©fĂ©reraient manifestement laisser fermĂ©e.
    Jieun range soigneusement la carte.
    Elle regrette toujours la maniĂšre dont s’est terminĂ©e sa conversation avec la gĂ©rante. Elle devra revenir lui parler.
    Mais une chose est certaine.
    Elle était entrée dans cette boutique avec une question.
    Elle en ressort avec une adresse.
    Et depuis le dĂ©but de son aventure, Jieun a appris une chose : lorsqu’une personne liĂ©e Ă  sa quĂȘte lui donne une adresse Ă  Paris
 elle finit toujours par y dĂ©couvrir quelque chose.

    …
    📖 Toute l’histoire
    Énigmes
    1
    Enigme 1 Facile Observation
    Le norigae de pierre
    A résoudre
    2
    Enigme 2 Facile Observation
    Recherche dans le paysage
    A résoudre
    3
    Enigme 3 Moyen Observation
    Le saekdong indique le chemin
    A résoudre
    4
    Enigme 4 Moyen Observation
    Le vĂȘtement des NaufragĂ©s
    A résoudre
    Énigme Bonus
    5
    Enigme 5 Difficile Observation
    La chima du kiosque
    A résoudre
    6
    Enigme 6 Difficile Logique
    Le message de la Paix
    A résoudre