| Localisation | Galerie Ménil’8 (8 Rue Boyer, Paris) Voir sur Google Maps |
| Temps de jeu | 45 min (estimation) |
| Disponible | Du 19 au 24 mai 2026 |
| Horaires | De 14h00 à 20h30 (tous les jours) |
| A prévoir |
|
Quelques jours après l’exposition, Clara propose à Jieun de l’accompagner à une petite rencontre organisée par des étudiants passionnés de culture coréenne. L’événement se déroule dans un café parisien, dans une ambiance chaleureuse et détendue.
Jieun accepte sans trop réfléchir.
En arrivant, elle est d’abord touchée de voir autant de personnes intéressées par la Corée. Certains apprennent le coréen, d’autres parlent de musique, de cinéma ou de cuisine avec un enthousiasme sincère. Pendant un moment, elle se sent heureuse de voir son pays aimé aussi loin de Séoul.
Mais au fil des discussions, certaines remarques la mettent discrètement mal à l’aise.
– Les Coréens travaillent vraiment tout le temps ?
– C’est vrai que les gens cachent beaucoup leurs émotions ?
– La société coréenne a l’air très stricte…
Les questions ne sont pas méchantes. Au contraire. Pourtant, Jieun sent qu’il existe un écart étrange entre l’image que les autres ont de la Corée… et ce qu’elle ressent elle-même.
Puis quelqu’un lui demande soudain :
– Et toi, ça veut dire quoi pour toi, être coréenne ?
Jieun reste silencieuse quelques secondes.
La question lui paraît beaucoup plus difficile qu’elle ne devrait l’être.
La conversation continue, mais l’esprit de Jieun commence à dériver.
Elle repense à la manière dont elle vit depuis son arrivée à Paris.
À Séoul, elle faisait attention à beaucoup de choses sans même y penser : la manière de parler, de se comporter, de ne pas déranger, de préserver l’harmonie avec les autres. Certaines émotions restaient silencieuses, même avec les proches.
Mais ici, à Paris, elle se découvre différente.
Elle parle plus librement.
Elle ose suivre un carnet mystérieux à travers une ville inconnue.
Elle échange avec des inconnus.
Elle laisse parfois ses émotions apparaître sans chercher à les cacher immédiatement.
Clara finit par lui faire remarquer avec un sourire :
– Tu sais… quand tu parles de la Corée, tu sembles très différente de quand tu parles de toi.
La phrase reste dans son esprit.
Jieun se demande alors laquelle de ces versions est la plus vraie.
La jeune femme prudente et discrète qu’elle était à Séoul ?
Ou celle qui commence à exister ici, loin du regard des autres ?
En quittant le café avec Clara, la nuit est déjà tombée sur Paris.
Les rues sont calmes, et pendant quelques instants, aucune des deux ne parle vraiment.
Puis Clara dit doucement :
– Je crois que tout le monde cache une partie de soi pour réussir à vivre avec les autres.
La phrase paraît simple.
Mais elle frappe immédiatement Jieun.
Depuis le début de sa quête, elle cherche à comprendre les Gumiho comme des créatures mystérieuses, cachées parmi les humains. Pourtant, ce soir, une autre idée lui traverse l’esprit.
Et si les Gumiho faisaient la même chose, eux aussi ?
Peut-être qu’elles aussi cachent certaines parties d’elles-mêmes.
Peut-être qu’elles aussi apprennent à vivre derrière une image que les autres attendent d’elles.
Après tout, depuis le début, Jieun n’a jamais vu la Gumiho attaquer qui que ce soit.
Elle l’a seulement vue disparaître. Observer. Écouter.
Comme quelqu’un qui aurait passé trop longtemps à vivre dans l’ombre du regard des autres.
Quelques jours après l’exposition, Clara propose à Jieun de l’accompagner à une petite rencontre organisée par des étudiants passionnés de culture coréenne. L’événement se déroule dans un café parisien, dans une ambiance chaleureuse et détendue.
Jieun accepte sans trop réfléchir.
En arrivant, elle est d’abord touchée de voir autant de personnes intéressées par la Corée. Certains apprennent le coréen, d’autres parlent de musique, de cinéma ou de cuisine avec un enthousiasme sincère. Pendant un moment, elle se sent heureuse de voir son pays aimé aussi loin de Séoul.
Mais au fil des discussions, certaines remarques la mettent discrètement mal à l’aise.
– Les Coréens travaillent vraiment tout le temps ?
– C’est vrai que les gens cachent beaucoup leurs émotions ?
– La société coréenne a l’air très stricte…
Les questions ne sont pas méchantes. Au contraire. Pourtant, Jieun sent qu’il existe un écart étrange entre l’image que les autres ont de la Corée… et ce qu’elle ressent elle-même.
Puis quelqu’un lui demande soudain :
– Et toi, ça veut dire quoi pour toi, être coréenne ?
Jieun reste silencieuse quelques secondes.
La question lui paraît beaucoup plus difficile qu’elle ne devrait l’être.
La conversation continue, mais l’esprit de Jieun commence à dériver.
Elle repense à la manière dont elle vit depuis son arrivée à Paris.
À Séoul, elle faisait attention à beaucoup de choses sans même y penser : la manière de parler, de se comporter, de ne pas déranger, de préserver l’harmonie avec les autres. Certaines émotions restaient silencieuses, même avec les proches.
Mais ici, à Paris, elle se découvre différente.
Elle parle plus librement.
Elle ose suivre un carnet mystérieux à travers une ville inconnue.
Elle échange avec des inconnus.
Elle laisse parfois ses émotions apparaître sans chercher à les cacher immédiatement.
Clara finit par lui faire remarquer avec un sourire :
– Tu sais… quand tu parles de la Corée, tu sembles très différente de quand tu parles de toi.
La phrase reste dans son esprit.
Jieun se demande alors laquelle de ces versions est la plus vraie.
La jeune femme prudente et discrète qu’elle était à Séoul ?
Ou celle qui commence à exister ici, loin du regard des autres ?
En quittant le café avec Clara, la nuit est déjà tombée sur Paris.
Les rues sont calmes, et pendant quelques instants, aucune des deux ne parle vraiment.
Puis Clara dit doucement :
– Je crois que tout le monde cache une partie de soi pour réussir à vivre avec les autres.
La phrase paraît simple.
Mais elle frappe immédiatement Jieun.
Depuis le début de sa quête, elle cherche à comprendre les Gumiho comme des créatures mystérieuses, cachées parmi les humains. Pourtant, ce soir, une autre idée lui traverse l’esprit.
Et si les Gumiho faisaient la même chose, eux aussi ?
Peut-être qu’elles aussi cachent certaines parties d’elles-mêmes.
Peut-être qu’elles aussi apprennent à vivre derrière une image que les autres attendent d’elles.
Après tout, depuis le début, Jieun n’a jamais vu la Gumiho attaquer qui que ce soit.
Elle l’a seulement vue disparaître. Observer. Écouter.
Comme quelqu’un qui aurait passé trop longtemps à vivre dans l’ombre du regard des autres.

