Quête #12 (Paris)

Quête #12 (Paris)
K-Pop
La K-Pop, ou pop coréenne, est devenue en quelques années l’un des phénomènes musicaux et culturels les plus influents au monde. Entre chansons accrocheuses, chorégraphies millimétrées, clips spectaculaires et communautés de fans passionnées, elle représente aujourd’hui bien plus qu’un simple genre musical.
Localisation Arènes de Lutèce (Paris) Voir sur Google Maps
Temps de jeu 45 min (estimation)
Horaires 09:00-21:30
Disponible Jusqu’au 20 septembre 2026
A prévoir
  • Smartphone
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    Histoire de la chasse au trésor 

    Le concert

    Une fois rentrée, Jieun pose la petite boîte sur la table et l’observe longuement.

    Sous la lumière de sa chambre, le bois paraît encore plus ancien qu’au moment où elle l’a découvert sous la terre de la place de Séoul. Elle en examine minutieusement les 4 côtés, suit du bout des doigts le motif rouge gravé sur le bois, puis la retourne avec précaution dans l’espoir d’y trouver un mécanisme caché.

    Elle essaie de soulever le couvercle.

    Rien ne bouge.

    Une petite serrure confirme rapidement ce qu’elle redoutait : la boîte est fermée à clé.

    Jieun pourrait sans doute demander de l’aide à un serrurier, mais cette idée la met mal à l’aise. Elle connaît encore peu de monde à Paris, et personne en qui elle aurait suffisamment confiance pour montrer un objet enfoui depuis des années au centre d’un jardin public. Surtout, elle ignore ce que la boîte renferme et pourquoi sa grand-mère semble l’avoir conduite jusqu’à elle.

    Elle finit par la ranger dans son sac, frustrée de devoir interrompre ses recherches.

    À cet instant, son téléphone vibre.

    Clara vient de lui envoyer un message.

    Tu es libre ce soir ? Il y a un concert de K-pop aux Arènes de Lutèce ! Viens avec moi !

    Jieun ne connaît pas le groupe annoncé, mais le lieu éveille aussitôt sa curiosité. Assister à un concert au milieu d’anciennes arènes romaines lui paraît suffisamment insolite pour accepter. Après la découverte de la photographie, de l’écriture de sa grand-mère et de cette boîte impossible à ouvrir, elle a surtout besoin de penser à autre chose.

    Lorsqu’elle rejoint Clara dans la soirée, les Arènes de Lutèce sont déjà pleines de monde. Clara l’attend près de l’entrée, visiblement incapable de contenir son enthousiasme. Elle parle vite, lui raconte tout ce qu’elle sait sur le groupe et entraîne Jieun à travers la foule avant même qu’elle ait le temps de répondre.

    Autour d’elles, les conversations se mêlent aux essais de musique et aux exclamations des spectateurs. Jieun entend soudain plusieurs personnes parler coréen. Un peu plus loin, un groupe rit dans sa langue maternelle ; derrière elle, une jeune femme explique à son amie les paroles d’une chanson.

    Cette familiarité inattendue la touche davantage qu’elle ne l’aurait imaginé. Pendant quelques instants, au milieu de Paris, elle a l’impression de retrouver un fragment de la Corée.

    Quand le concert commence, les lumières colorées envahissent les gradins et la musique fait vibrer les pierres anciennes. La foule applaudit, chante et reprend les refrains en chœur. Clara connaît presque toutes les paroles et danse avec une énergie communicative.

    Peu à peu, Jieun se laisse emporter par l’ambiance.

    Elle oublie la boîte enfermée dans son sac. Elle oublie la photographie impossible et les questions qui l’assaillent depuis la veille. Elle se contente d’écouter, de sourire et de partager l’enthousiasme de la foule.

    Puis, au milieu d’une chanson, son regard se lève vers le haut des arènes.

    Derrière les arbres, à la limite de la lumière des projecteurs, une silhouette blanche se tient immobile.

    Jieun cesse de sourire.

    Les faisceaux lumineux balaient régulièrement le jardin, révélant la forme pendant une fraction de seconde avant de la replonger dans l’obscurité. À cette distance, elle ne distingue aucun détail, mais quelque chose dans cette présence lui paraît familier.

    La même blancheur.

    La même immobilité étrange.

    La même impression d’être observée.

    Elle se penche vers Clara.

    – Je reviens dans quelques minutes.

    Clara détourne à peine les yeux de la scène.

    – Maintenant ?

    – J’ai cru voir quelque chose. Je ne serai pas longue.

    Avant que son amie puisse l’interroger davantage, Jieun s’éloigne déjà.

    Rencontre de Minho

    À mesure qu’elle gravit les marches, la musique perd de sa puissance. Les cris de la foule deviennent plus lointains, étouffés par les arbres et les murs de pierre. Lorsqu’elle atteint le petit jardin situé au-dessus des arènes, l’atmosphère change brutalement.

    Quelques mètres plus bas, la fête continue dans une explosion de couleurs.

    Ici, la nuit semble plus profonde.

    Jieun avance entre les arbres, attentive au moindre mouvement. Les lumières du concert traversent parfois les feuillages et projettent sur le sol des ombres mouvantes, si bien qu’elle ne sait plus toujours si ce qu’elle aperçoit est réel ou simplement créé par les projecteurs.

    Puis elle la voit.

    La silhouette blanche se tient un peu plus loin, entre deux arbres.

    Cette fois, elle est beaucoup plus proche.

    Jieun retient son souffle et avance lentement. La forme paraît humaine par moments, animale à d’autres, comme si l’obscurité refusait de lui donner un contour précis. Elle voudrait l’appeler, mais aucun mot ne lui vient. Une sensation étrange la pousse pourtant à continuer, comme si cette présence l’avait conduite jusque-là et attendait qu’elle fasse encore quelques pas.

    Elle tend presque la main.

    Une voix retentit derrière elle dans un coréen parfait :
    – Arrête-toi.

    Jieun se retourne brusquement.

    Un homme se tient à quelques mètres. Grand et élancé, il porte une tenue sombre dont la coupe moderne est soulignée par des détails inspirés des vêtements traditionnels coréens. L’ensemble lui donne une élégance presque irréelle dans ce jardin nocturne, comme s’il appartenait autant à Paris qu’à une époque plus ancienne.

    Son visage est beau, mais son expression ne laisse aucune place à la légèreté. Il regarde au-delà de Jieun, directement vers la silhouette.

    – Ne t’approche pas davantage. C’est dangereux.

    Son ton est calme, mais si directif que Jieun se raidit aussitôt.

    Elle ignore qui il est, pourquoi il se trouve ici et de quel droit il lui donne des ordres. Pourtant, l’homme semble connaître la créature qu’ils observent, ou du moins savoir ce qu’elle pourrait être.

    Un bruissement sec éclate soudain au fond du jardin.

    Jieun se retourne.

    Les branches bougent encore, mais la silhouette a disparu.

    L’inconnu fait quelques pas dans sa direction, scrute les arbres, puis s’immobilise. Une irritation contenue traverse son visage, comme s’il suivait cette présence depuis longtemps et venait de perdre une occasion importante.

    Lorsqu’il se tourne de nouveau vers Jieun, son regard s’est durci.

    – Ces créatures sont dangereuses. Elles peuvent prendre une apparence rassurante, attirer ceux qui les approchent et leur faire croire qu’elles ne représentent aucune menace.

    Il marque une courte pause.

    – En tant que Coréenne, vous devriez pourtant connaître les histoires que l’on raconte à leur sujet.

    La description réveille immédiatement quelque chose dans l’esprit de Jieun.

    Les contes que sa grand-mère lui racontait autrefois.

    Le renard blanc aperçu dans le jardin.

    La silhouette qu’elle vient encore de voir.

    Pourtant, quelque chose ne correspond pas. Elle n’a rien distingué avec certitude ce soir. Ni forme précise, ni queues, ni véritable visage. Seulement une présence blanche dans l’obscurité.

    Et surtout… elle supporte de moins en moins la manière dont cet inconnu lui parle, comme si elle était inconsciente du danger ou incapable de décider elle-même de ce qu’elle devait faire.

    – Ce n’est pas votre problème, répond-elle sèchement.

    L’homme semble surpris par sa réaction. Pendant une seconde, son assurance disparaît, mais il ne cherche ni à se justifier ni à la retenir.

    Jieun lui tourne le dos et redescend vers les arènes.

    La musique devient progressivement plus forte, jusqu’à l’envelopper de nouveau. Clara est toujours au même endroit, entièrement absorbée par le concert. Lorsqu’elle voit revenir Jieun, elle lui adresse un grand sourire, mais Jieun ne parvient plus à retrouver l’enthousiasme qui l’animait quelques minutes plus tôt.

    Elle regarde la scène sans réellement écouter.

    Son esprit est resté dans le jardin.

    Cette silhouette était-elle la même que celle qu’elle avait déjà aperçue auparavant ? La nuit et les lumières mouvantes avaient-elles simplement trompé son regard ? Et si ce n’était pas la créature qu’elle imaginait suivre depuis son arrivée à Paris, qu’était-ce donc ?

    Puis ses pensées reviennent vers l’inconnu.

    Qui était cet homme capable de parler un coréen aussi parfait et d’identifier immédiatement le danger ? Pourquoi se trouvait-il dans ce jardin précisément au même moment qu’elle ? Poursuivait-il la silhouette depuis longtemps ? Était-il venu de Corée pour la même raison ? Avait-il, lui aussi, reçu un carnet rempli d’indices impossibles ?

    À mesure que les questions s’accumulent, une sensation troublante s’impose à elle.

    Ce soir, dans l’obscurité du jardin, Jieun n’a pas fait une seule rencontre.

    Elle en a fait deux.

    Et elle ne sait encore laquelle des deux doit le plus l’inquiéter.

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    Énigmes
    1
    Enigme 1 Facile Observation
    Certaines oeuvres semblent en rappeler d'autres
    A résoudre
    2
    Enigme 2 Moyen Observation
    Les bonnes formes ouvriront la voie
    A résoudre
    3
    Enigme 3 Difficile Logique
    Apprenez à voir différemment
    A résoudre
    4
    Enigme 4 Difficile Observation Connaissances
    Le décor vous guidera
    A résoudre
    Énigme Bonus
    5
    Enigme 5 Difficile Logique
    Au commencement…
    A résoudre
    6
    Enigme 6 Difficile Observation
    Antre du renard ?
    A résoudre