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| Localisation | Place Furstemberg (Paris) Voir sur Google Maps |
| Temps de jeu | 30 min (estimation) |
| Horaires | Libre |
| Disponible | Jusqu’au 8 novembre 2026 |
| Ressources | Symboles coréens (fiche pédagogique) |
| A prévoir |
|
De retour chez elle, Jieun reprend le carnet avec la sensation grandissante qu’il ne livre jamais ses secrets d’un seul coup. À mesure qu’elle tourne les pages, elle découvre une série de symboles qui lui semblent à la fois familiers et mystérieux. Sur l’une des pages figure le Taegeuk-gi, le drapeau coréen, avec son cercle central et ses trigrammes. Sur l’autre apparaissent les couleurs de l’Obangsaek, ces cinq couleurs traditionnelles qui structurent l’espace et le monde dans la culture coréenne. Plus loin, des flèches, des signes et des tracés se succèdent, comme s’ils formaient un langage, sans qu’elle parvienne encore à en saisir la logique.
Elle a beau observer attentivement l’ensemble, rien ne devient vraiment clair. Les pages semblent organisées selon une pensée précise, mais cette pensée lui échappe encore. Puis, tout à la fin, deux mots apparaissent nettement : Place Furstenberg.
Jieun reconnaît immédiatement le nom. C’est un lieu à Paris, discret, élégant, qu’elle n’a encore jamais visité. Faute de mieux, elle décide de s’y rendre.
Lorsqu’elle arrive sur la place, elle est d’abord frappée par le calme qui y règne. L’endroit est charmant, presque suspendu hors du temps. Quatre arbres s’y dressent autour d’un lampadaire central, avec une régularité si parfaite qu’elle en paraît presque intentionnelle. Jieun s’arrête au milieu de la place et laisse son regard se promener. Pour une fois, elle ne cherche pas immédiatement à déchiffrer le carnet. Elle profite simplement de l’atmosphère du lieu, de sa symétrie, de son équilibre discret.
C’est précisément à ce moment-là que quelque chose s’éclaire en elle.
Sans prévenir, les pages du carnet lui reviennent en mémoire sous un autre angle. Les arbres, le centre, les directions, l’harmonie de l’ensemble… tout cela correspond soudain à ce qu’elle a vu quelques minutes plus tôt dans le Taegeuk-gi et dans les schémas liés à l’Obangsaek. Elle ouvre le carnet avec empressement et comprend enfin que les symboles n’étaient pas là pour être admirés comme des motifs abstraits. Ils formaient une grille de lecture. Une manière d’interpréter l’espace, de relier les directions, les équilibres, les correspondances invisibles.
À partir de cet instant, les pages qui lui paraissaient incompréhensibles commencent à se révéler. Non pas entièrement, mais assez pour qu’elle voie la logique qui les traverse. Ce carnet ne se lit pas comme un livre ordinaire. Il faut apprendre à le regarder autrement, à penser en symboles, à reconnaître qu’un lieu peut lui aussi devenir un signe.
Jieun reste un moment immobile, le carnet ouvert entre les mains. Plus elle y réfléchit, plus une idée s’impose à elle. Cette énigme n’avait sans doute jamais été conçue pour la conduire à la Gumiho. Elle avait été placée là comme un premier exercice, une étape volontairement pensée pour elle. Quelqu’un savait qu’au début, elle serait incapable de comprendre le carnet. Quelqu’un avait donc choisi de lui laisser une énigme plus simple, presque pédagogique, afin de lui apprendre à en lire la logique.
La révélation la trouble autant qu’elle la rassure. Cela signifie que le carnet n’est pas seulement mystérieux : il a été préparé avec soin, comme si une intelligence patiente l’avait pensé pour accompagner ses premiers pas. En quittant la place, Jieun sent qu’elle n’a pas simplement résolu une énigme de plus. Elle a franchi une étape essentielle. Pour la première fois, elle n’a plus seulement suivi le carnet.
Elle a commencé à apprendre sa langue.
De retour chez elle, Jieun reprend le carnet avec la sensation grandissante qu’il ne livre jamais ses secrets d’un seul coup. À mesure qu’elle tourne les pages, elle découvre une série de symboles qui lui semblent à la fois familiers et mystérieux. Sur l’une des pages figure le Taegeuk-gi, le drapeau coréen, avec son cercle central et ses trigrammes. Sur l’autre apparaissent les couleurs de l’Obangsaek, ces cinq couleurs traditionnelles qui structurent l’espace et le monde dans la culture coréenne. Plus loin, des flèches, des signes et des tracés se succèdent, comme s’ils formaient un langage, sans qu’elle parvienne encore à en saisir la logique.
Elle a beau observer attentivement l’ensemble, rien ne devient vraiment clair. Les pages semblent organisées selon une pensée précise, mais cette pensée lui échappe encore. Puis, tout à la fin, deux mots apparaissent nettement : Place Furstenberg.
Jieun reconnaît immédiatement le nom. C’est un lieu à Paris, discret, élégant, qu’elle n’a encore jamais visité. Faute de mieux, elle décide de s’y rendre.
Lorsqu’elle arrive sur la place, elle est d’abord frappée par le calme qui y règne. L’endroit est charmant, presque suspendu hors du temps. Quatre arbres s’y dressent autour d’un lampadaire central, avec une régularité si parfaite qu’elle en paraît presque intentionnelle. Jieun s’arrête au milieu de la place et laisse son regard se promener. Pour une fois, elle ne cherche pas immédiatement à déchiffrer le carnet. Elle profite simplement de l’atmosphère du lieu, de sa symétrie, de son équilibre discret.
C’est précisément à ce moment-là que quelque chose s’éclaire en elle.
Sans prévenir, les pages du carnet lui reviennent en mémoire sous un autre angle. Les arbres, le centre, les directions, l’harmonie de l’ensemble… tout cela correspond soudain à ce qu’elle a vu quelques minutes plus tôt dans le Taegeuk-gi et dans les schémas liés à l’Obangsaek. Elle ouvre le carnet avec empressement et comprend enfin que les symboles n’étaient pas là pour être admirés comme des motifs abstraits. Ils formaient une grille de lecture. Une manière d’interpréter l’espace, de relier les directions, les équilibres, les correspondances invisibles.
À partir de cet instant, les pages qui lui paraissaient incompréhensibles commencent à se révéler. Non pas entièrement, mais assez pour qu’elle voie la logique qui les traverse. Ce carnet ne se lit pas comme un livre ordinaire. Il faut apprendre à le regarder autrement, à penser en symboles, à reconnaître qu’un lieu peut lui aussi devenir un signe.
Jieun reste un moment immobile, le carnet ouvert entre les mains. Plus elle y réfléchit, plus une idée s’impose à elle. Cette énigme n’avait sans doute jamais été conçue pour la conduire à la Gumiho. Elle avait été placée là comme un premier exercice, une étape volontairement pensée pour elle. Quelqu’un savait qu’au début, elle serait incapable de comprendre le carnet. Quelqu’un avait donc choisi de lui laisser une énigme plus simple, presque pédagogique, afin de lui apprendre à en lire la logique.
La révélation la trouble autant qu’elle la rassure. Cela signifie que le carnet n’est pas seulement mystérieux : il a été préparé avec soin, comme si une intelligence patiente l’avait pensé pour accompagner ses premiers pas. En quittant la place, Jieun sent qu’elle n’a pas simplement résolu une énigme de plus. Elle a franchi une étape essentielle. Pour la première fois, elle n’a plus seulement suivi le carnet.
Elle a commencé à apprendre sa langue.

